[ La philosophie de notre pratique ]
Taiji Quan signifie "boxe du faîte suprême" ou "boxe
de l'absolu". Il s'agit donc d'un art
martial chinois dont les techniques ont été mises
au point pour permettre aux combattants d'acquérir souplesse, relâchement
et concentration par l'exécution au ralenti de techniques de combat.
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Nous avons opté pour l'étude des formes codifiées
modernes, car la forme ou enchaînement, n'est que la contenant,
l'essentiel étant ce qui "se passe" à l'intérieur.
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Le Taiji Quan est un art martial à part entière.
Mais cela ne veut pas dire que l'on ne peut pas le pratiquer
comme une gymnastique douce ou comme un méthode de relaxation.
Le Taiji Quan comme art de vivre peut même se situer à la
limite de la philosophie. Chaque pratiquant peut librement choisir
son approche en fonction de ses aspirations propres.
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[ Le Tuishou à l'ASCAM...
]
Complément logique au Taiji Quan, le Tuishou ("mains collantes")
est une version combat de ce dernier.
Le Tuishou se pratique à deux. Combat amical au sein de notre
association, car l'on travaille avec un partenaire et non un adversaire.
Mais le combat peut être beaucoup plus violent dans des compétitions,
ou dans un travail plus traditionnel.
Le but de notre pratique du Tuishou est de prendre conscience de
notre corps, conscience du soi, de l'autre, de nos raideurs et de
sentir celles de notre partenaire. Sentir son espace vital.
Le Tuishou se pratique de deux façons
au sein de l'association :
- Sous forme codifiée avec "l'exercice des
4 portes" : L'un en face de l'autre les deux partenaires
effectuent des mouvements codifiés. A chaque mouvement
d'attaque correspond un mouvement de défense. Ainsi à tour
de rôle chacun porte une attaque codifiée
que l'autre dévie par un mouvement lui aussi codifié.
Au début l'exercice se fait lentement pour acquérir
mémoire, automatisme et apprendre à sentir
le partenaire et nos propres erreurs. Lorsque les deux
partenaires sont suffisamment à l'aise dans l'exercice,
ils essaient véritablement de faire bouger le partenaire
sur une des attaques, celui ci cherchant à profiter
de son mouvement de défense pour aussi déplacer
son partenaire. Le "perdant" étant celui
qui déplace un pied.
- Sous forme libre : Les deux
partenaires se font face et posent leurs paumes sur les
coudes de leur partenaire.
Ensuite il s'agit de déplacer celui ci en tirant,
poussant mais sans jamais frapper. Les mains ne doivent à aucun
moment quitter le contact du partenaire. Comme dans l'exercice
codifié, le "perdant" est celui qui déplace
un pied. Cet exercice oblige à complètement
se concentrer sur les attaques du partenaire, à les
sentir dès leurs débuts et à les contrer
en douceur, sans être soi même en déséquilibre.
[ Exercice ]
Un exemple de Tui Shou :
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