Le mot Kung Fu (qui signifie "avoir la maîtrise") est souvent utilisé comme le synonyme de Wushu qui est le terme exact désignant l'ensemble des 400 styles d'arts martiaux chinois, qui se pratiquent aussi bien à mains nues qu'avec armes.
Le Kung Fu est accessible à tous, de 5 à 77 ans, que l'on ait envie de pratiquer un art martial en s'entraînant assidûment ou simplement d'entretenir son physique.

Kung Fu Wu Shu

Tang Lang | Shaolin | Chang Quan | Qin Na | Armes | Sanda

Tanglang Quan
[ "Boxe de la mante religieuse" ]

 

   [ Ce style... ]
Le style de la mante religieuse est le style de référence de notre association en Kung Fu.
Les techniques que nous étudions viennent aussi bien du style de la Fleur de Prunier (Meihua) que de celui des 7 étoiles (Qi Xing). Le style de la Fleur de Prunier est moins rigide que celui des 7 étoiles et fait plus appel à l'énergie interne. Cependant dans les deux styles le travail de la hanche et de la colonne vertébrale est primordial comme point de départ des techniques.

L'un des buts du Tang Lang est de saisir le bras de l'adversaire et d'enchaîner les techniques afin de déborder ce dernier. Les techniques alternent haut et bas, sous tous les angles.
Les principes de bases du Tang Lang sont repris dans l'exercice "Ou Lou Tsai". Il s'agit de bloquer (Ou) de tirer (Lou) et de contre-attaquer (Tsai). La rapidité de la contre-attaque ne laissant aucune chance à l'opposant.

Ce style est certainement l'un des plus efficace des styles de Kung Fu externes du fait de sa simplicité. Mais la simplicité n'est malheureusement pas la chose la plus facile à acquérir.
Comme il travaille principalement la rapidité et la précision, ce style convient à toutes les personnes, même de faible corpulence ou souplesse.

Depuis 1999 l'Ascam participe à la compétition annuelle de l'ATI. Ses représentants (jusqu'à 18 en 2001) ont ramené de nombreuses médailles et coupes, que cela soit en combat ou en Tao. Il s'agit d'une compétition amicale permettant de se confronter à d'autres écoles pratiquants le même style de Kung Fu. Quelque soit son niveau on peut participer à cette compétition (Tao et Combat) puisque les participants sont répartis par groupe de niveau.
Les combats se font selon les règles traditionnelles du Tang Lang. Il s'agit de règles évolutives, en fonction du niveaux des combattants, ayant un but pédagogique (au début uniquement certains coups sont autorisés et il y a arrêt du combat à chaque frappe, aux niveaux supérieurs tout les coups sont autorisés et les frappes enchaînées avec puissance).
La compétition Tao se déroule elle en présentant les Taos qui sont enseignés au cours de l'année à l'Ascam puisque l'ATI pratique exactement les mêmes.

 

   [ Un peu d'histoire... ]
Trois ou quatre groupes de boxes différentes coexistent en Chine sous ce nom.
Un 1er groupe au Nord créé au 17ème siècle par Wang Lang;
Un 2ème et un 3ème au Sud;
Et enfin un 4ème destiné aux démonstrations, inventé il y a seulement quelques années. C'est ce que l'on a l'habitude d'appeler le Kung Fu moderne ou Sportif.

Au 17eme siècle après l'observation d'un combat d'une mante religieuse, Wang Lang a codifié ce style. Aux mouvements de bras rapides et efficaces de la mante religieuse il a rajouté les déplacements du singe. Ainsi Wang Lang, qui était un des moines du fameux temple de Shaolin, parvint à défaire des ennemis beaucoup plus lourd et puissant que lui. Ses descendants ont chacun mis l'accent sur l'aspect de la technique qui leur correspondait le mieux. L'art de Wang Lang est actuellement surtout pratiqué dans la province du Shandong, mais également dans toute la Chine, ainsi qu'à Hong Kong, Macao, Taiwan, Vietnam.

Les boxes du Sud ont des fondateurs totalement différents et appliquent des principes différents : la boxe de Wang Lang utilise principalement la rotation des hanches et les boxes du Sud le mouvement en arc de la colonne vertébrale (comme beaucoup de boxes du Sud actuelles d'ailleurs).

   [ Exercice traditionnel ]
La position traditionnelle en Tang Lang

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Shaolin Quan
[ "Boxe de Shaolin" ]

   [ Ce style... ]
La tradition veut que tous les arts martiaux orientaux soient issus d'un même endroit : Le monastère de "la jeune foret" (Shaolin) près de Loyang (nord de la Chine).

Quelle que soit la part de légende et la part de vérité, le style de Shaolin est un des plus anciens et celui dont énormément d'autres styles disent descendre afin de justifier leur authenticité.

Le style de Shaolin se caractérise par des mouvements énergiques et puissants. Il y a d'abord une recherche de l'efficacité par rapport au coté artistique. Les positions défensives sont ramassées, ne laissant pas d'ouverture à d'éventuel coups et les attaques sont explosives.

  [ Un peu d'histoire... ]
Le temple de Shaolin est un monastère bouddhiste, où au début du VI ème siècle après JC, un moine indien, Boddhidhama, vint s'installer. Trouvant les moines dans un état de délabrement physique et psychique, il résolu de changer cela grâce à des exercices qu'il codifia. C'est ainsi que naquit le Kung Fu de Shaolin. Bodhidharma fonda aussi le Chan, une école bouddhique (qui deviendra le Zen au Japon). La légende de la boxe de Shaolin a parcouru les siècles entouré de mystères, de tragédies et de hauts faits.

Le temple est aujourd'hui un lieu touristique important en Chine. Les arts martiaux y sont toujours enseignés mais ce sont principalement les nombreuses écoles privées l'entourant qui participent à la diffusion de son art. La qualité de l'enseignement est très moyenne comparativement à de nombreux autres endroits en Chine, mais on paye le " Fun " de s'entraîner près du fameux monastère et après tout, c'est pour la plupart des gens, tout ce qui importe. Il reste néanmoins des endroits mythiques tels que la salle d'entraînement avec les dalles du sol enfoncées. La légende veut qu'elles l'aient été sous les coups répétés sur le sol, par les moines à l'entraînement.
Il y a aussi la pierre devant laquelle Bodhidharma médita et qui porte l'incrustation de la silhouette de l'homme qui fut assis devant elle pendant plus de 9 ans, etc

   [ Exercice traditionnel ]
Ci dessous le début du tao le plus courant pour débuter le Shaolin Quan
Xiao Hong Quan (la petite main rouge)

 

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Chang Quan
[ "Boxe longue" ]

   [ Ce style... ]
Le Chang Quan est un style que nous pratiquons pour ses qualités gymniques et artistiques.
Le Chang Quan moderne est codifié à partir de plusieurs styles du Nord de la Chine et qui ont des caractéristiques communes.

Les mouvements très rapides du Chang Quan comportent des postures très basses et de nombreux sauts aériens. Dans ce style, c'est la recherche artistique et gymnique qui est mise en avant. Les mouvements amples sont précisément et rapidement exécutés. Les mouvements du Chang Quan demandent une très grande souplesse pour être parfaitement exécutés.

Il n'est pas indispensable de savoir faire le grand écart ou bien de sauter très haut. Il faut en revanche chercher un équilibre entre souplesse et tonicité pour non seulement pouvoir executer les Taos, mais surtout être bien dans son corps.

   [ Un peu d'histoire... ]
Ce terme est ancien, mais plusieurs styles n'ayant aucun rapport historique le portent. Il y a le Chang Quan créé par l'Empereur Song Taizu (927-976), dont certaines boxes aujourd'hui se réclament. Plus récemment, le Chang Quan mis au point et enseigné à "l'Institut central de l'art national" de Nanjing.

Encore plus récemment, il y a le Chang Quan créé à partir de 1956, très répandu actuellement. Ce Chang Quan moderne se voulait au commencement, une synthèse officielle de plusieurs boxes musulmanes parentes : Cha Quan, Hua Quan, Pao Quan et Hong Quan.

De nos jours, tel qu'il est pratiqué en compétition, c'est plutôt une gymnastique acrobatique qu'un art martial traditionnel. Ce Chang Quan moderne est pourtant en Occident parfois enseigné comme une boxe ancienne. Un dicton populaire a été repris par les concepteurs des compétitions modernes de Tao (formes).

"Pied dans le Nord, Poing dans le Sud".
Ce dicton, réducteur, signifie que les styles du nord de la Chine utilisent plus les pieds et les acrobaties, alors que les styles du Sud sont plus ancrés au sol et puissants. Dans les compétitions officielles le Chang Quan est le style représentant la partie Nord de ce dicton, alors que le Nan Quan représente lui le Sud.
Ce Chang Quan moderne se distingue par des postures très basses, des techniques bien longues et des figures acrobatiques qui le rendent particulièrement attrayant à voir.

    [ Exercice traditionnel ]
Wu Pu Chang Quan ("5 pas Chang Quan")

 

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Qinna
[ "Saisies et contrôles" ]

   [ Qu'est-ce ?... ]
Sous ce terme sont regroupés toutes les méthodes de luxations enseignées dans les arts martiaux chinois. Récupérées et peaufinées par les japonais, elles sont à l'origine de l'Aikido.

Il s'agit de méthodes simples faisant appel au bon sens et à l'utilisation des particularités physiques des diverses articulations du corps humain. Au début nous travaillons principalement sur le poignet.
Très efficaces en self défense, elles demandent à être répétées de très nombreuses fois afin de pouvoir être réalisées sans problèmes, de façon quasi instinctives.
Ces méthodes ont l'énorme avantage de fonctionner quelle que soit la morphologie de la personne les pratiquants et celle de la personne les subissant, car bien réalisé un Qin Na ne met nullement en jeu la force physique.

Les Qin Na viennent compléter et diversifier la plupart des cours. Quelques principes de self-défense sont aussi étudiés afin d'acquérir des réflexes simples et réalistes.

  [ Un peu d'histoire... ]

La boxe des poings et des pieds, la lutte et le Qinna, couvrent l'ensemble des techniques chinoises à mains nues. Le Qinna quant à lui se divise en quatre branches :

  • saisir les muscles (Fen Jin)
  • démettre les articulations (Cuo Jie)
  • arrêter la circulation de l'énergie (Bi Qi)
  • attaquer les points vitaux (Dian Xue)

Le Qinna est incorporé à beaucoup de styles chinois. Les techniques utilisées dans cet art sont résumées par des "Mots essentiels" dont voici quelques-uns parmi les plus courants :
- Na ("saisir"), c'est à dire empoigner d'une main le bras ou la jambe de l'adversaire
- Chan ("enrouler"), avec les deux mains, enrouler le poignet de l'adversaire afin de tordre son bras
- Bei ("dos"), tordre dans le dos le bras de l'adversaire
- Ya ("appuyer"), appuyer sur une articulation
- Deng ("appuyer du pied"), c'est-à-dire presser avec notre pied le membre inférieur de l'adversaire pour mieux le maintenir
- Suo ("verrouiller"), immobiliser un bras ou étrangler l'adversaire
- Fen ("séparer"), séparer les doigts de la main de l'adversaire
- Kou ("crocheter"), avec les doigts attaquer le nez, les yeux, la joue, pour pincer ou arracher
- Tuo ("soulever"), c'est-à-dire presser une articulation de l'adversaire en la soulevant
- Dian ("attaquer les points vitaux")

   [ Exercice traditionnel ]
Ci dessous des exemples de luxations sur les poignets

 

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Les Armes traditionnelles

[ Le Nunchaku ]

IMAGE

Symbole de dextérité et de maîtrise, le fléau servant à battre le blé ou le riz, fut utilisé sous différents formes pour le combat, aussi bien en Occident qu'en Extrême Orient.

C'est un pratiquant de Kung Fu qui l'a popularisé au cinéma : Bruce Lee.
Plusieurs approches sont effectués lors des cours : Sportif pour travailler un sport agréable demandant beaucoup de concentration. Martial au travers des combats avec des armes en mousses, donc sans aucun danger. Artistique, aussi, au travers d'enchaînements permettant de travailler dextérité et coordination.

Contrairement aux armes traditionnelles, l'apprentissage du Nunchaku peut commencer dès la première année de présence à l'ASCAM, car le programme, dérivé des techniques du Nunchaku de Combat, est extrêmement vaste.

Ci dessous le début du tao de Nunchaku
(tiré du livre de Herman Vos :"nunchaku de combat")

 

[ Les autres armes traditionnelles ]

Les armes traditionnelles ne sont enseignées qu'a partir de la 2eme année de présence au sein de l'Ascam, lorsque les techniques de bases pied/poing sont en partie maîtrisées.

Le Bâton de par son efficacité et sa facilité d'apprentissage est devenue en Chine l'arme à étudier - obligatoirement - avant les autres. Le Bâton fait environs 2 m. et est légèrement souple. Les Taos de style Chang Quan sont complétés par des techniques de combat à deux.

Apres avoir travaillé le Bâton pendant un an les élèves peuvent choisir entre approfondir cette arme ou travailler le Sabre.

Avec le Sabre, le travail effectué avec le Bâton est mis à contribution, même si les différences sont nombreuses. Les sabres à lames souples sont traditionnellement utilisés dans tous les entraînements d'art martiaux chinois. Le style étudié est principalement celui du Tang Lang.

 

    [ Exercices traditionnels ]
Ci dessous le début du tao de Bâton Chang Quan

 

 

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Le Sanda

    [ Ce style... ]
Le combat Sanda est une forme moderne de compétition.
Il s'agit de combat pied/poing mettant l'accent sur les projections. Notre approche ne veut aucunement arriver à une pratique similaire aux compétitions qui se pratiquent avec gants de boxe, casque, plastron et protège-tibia et où les coups sont réellement portés jusqu'au K.O.

Au cours des entraînements les combats se font sans puissance dans les coups et les protections sont là uniquement en cas d'erreur. Le travail est d'abord un travail technique, axé principalement sur les projections, et à aucun moment le partenaire ne devient adversaire.

L'efficacité du Sanda réside dans une double approche : pieds-poings lorsqu'on est à distance et projections en corps à corps. En compétition ce sont ces techniques qui rapportent le plus de point. L'une des actions les plus glorieuses en Chine est la projection hors de l'aire du combat de l'adversaire (l'aire de combat étant surélevée de 1m).

L'autre forme de combat que nous pratiquons est le combat traditionnel Tang Lang, dont les règles sont évolutives selon le niveau des pratiquants. Cette forme de combat est étudiée en vue de la compétition annuelle de l'ATI à laquelle l'Ascam participe depuis 1999.

Les cours sont mixtes et ouvert à tous, y compris les débutants. Cependant il est demandé à ce que les élèves ne se contentent pas uniquement de ce cours et soient assidus aux autres cours de Kung Fu leurs donnant les bases techniques qui seront nécessaires au contrôle et à la précision lors des combats.

   [ Exercice ]
Exemple de technique de Sanda



 

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